mercredi 27 octobre 2010

Les réseaux sociaux détruisent-ils l'innovation ?

La massification des réseaux sociaux marquera-t-elle le périgée de l'innovation ? L'idée d'une interconnexion globale de l’entreprise est synonyme de disparition de l’innovation. Les études menées sur l’évolution des espèces montrent que l’évolution la plus rapide s’opère dans un petit groupe isolé. Concrètement, si un millier d’oiseaux sont isolés sur une ile, au milieu de l’océan, ils évolueront très rapidement. A contrario, pour dix mille individus sur un continent, l’évolution est plus lente. Pour ce qui est d’une entreprise, l’évolution s’opère en majeure partie par le comportement de ses collaborateurs. Pour s’adapter, l’entreprise doit évoluer dans son comportement, ses collaborateurs innovent dans leur comportement. Empiriquement, nous savons tous que l’innovation n’a lieu que dans un groupe restreint. Trois personnes formant une commission (ou une communauté) peuvent faire avancer les choses, si elles sont dix, cela devient plus difficile, plus lent. A trente personnes, il ne se passe plus rien, l’effet de gel est là. Lorsque plusieurs centaines de milliers de personnes sont réunies, interconnectées cela devient absolument impossible. La diffusion massive de l’information étouffe la diversité. Nous le constatons au quotidien : l’interconnection globale rend tous les lieux semblables. A Tokyo comme à Paris ou à New York, il y a un Mac Donald à un coin de rue, un Starbuck ou un Gap à l’autre. Les spécificités régionales s’estompent. Toutes les différences sont gommées. Dans un univers d’entreprise uniformisé par les réseaux sociaux, ne subsistent que les dix concepts, les dix projets, les dix challenges, les dix idées dont on parle. En projetant de réunir les collaborateurs d’une entreprise dans le cyberespace, sclérose-t-on la créativité ? Tout le monde pensera-t-il la même chose en même temps ? Pour être un inducteur de l’innovation, la collaboration d’entreprise doit favoriser les logiques de groupes hétérogènes et rejeter l’uniformité totale.

mardi 9 février 2010

TechDays 10 - Réseaux sociaux d'entreprise

Présentée lors des Microsoft TechDays 2010 à Paris, cette présentation aborde la valeur des réseaux sociaux pour les entreprises, évoque les scénarii d'usages autour de SharePoint 2010 et met en avant les atouts de l'offre Microsoft sur cette thématique.

jeudi 4 février 2010

Rendez-vous au TechDays 2010

Je vous donne rendez-vous aux Microsoft TechDays à Paris du 8 au 10 février, et notamment pour 2 sessions autour des Réseaux Sociaux d'Entreprise et du Digital Marketing.

Pour s'inscrire :
http://galilee.microsoft.fr/TechDays2010/Session.aspx?CellID=1e139dc9-4128-4ca5-a0f2-f79e2e6a524d

http://galilee.microsoft.fr/TechDays2010/Session.aspx?CellID=e14597ab-79e5-48fe-97b4-b851ff122064

mardi 20 octobre 2009

Salon e-commerce Paris 2009

Merci à tous ceux d'entre vous qui nous ont fait l'honneur de venir assister à la conférence "Quelle expérience utilisateur pour une solution de Digital Marketing / e-Commerce ?" qui traitait des stratégies de maximisation des interactions clients.

Pour synthétiser en quelques mots mes convictions sur la thématique de la présence numérique des entreprises, je dirais qu'aujourd’hui le multi-canal n’est plus l’enjeu des solutions e-commerce / digital marketing.

Et si je tentais la délicate pirouette de résumer en quatre points cette conférence de 45 minutes, je retiendrais les aspects suivants :
  • Optimiser les points d’interaction via le multi-canal
  • Unifier l’identité numérique client (les solutions qui permettent de gérer cette problématique sur le périphérique ne sont pas adoptés par les internautes)
  • Rendre les canaux transparents afin de répondre aux besoins d’ubiquité des clients
  • Garantir la robustesse (montée en charge non planifiable, performance perçu comme un élément qualitatif, …)

mardi 21 juillet 2009

Google réinvente l'email

Google s'apprête à lancer Google wave, un hybride entre courrier électronique et messagerie instantanée.
L’idée de départ du projet consiste à essayer de répondre à la question “A quoi ressemblerait la messagerie électronique si elle était inventé aujourd’hui ?” explique Lars Rasmussen, créateur de Wave. Il rappelle ainsi que le mail a été conçu il y a plusieurs dizaines d’années sur le modèle de la correspondance traditionnelle.

L'intérêt de Google Wave est que chaque Wave est une façon unifiée de communiquer avec ses contacts. Qu'ils soient tous hors ligne, connectés à leur messagerie instantanée, ou un savant mélange des deux, la façon de communiquer est toujours identique : il suffit de cliquer sur une vague et de commencer à taper (pour le texte), glisser/déposer une image, coller un lien vers youtube, flickr, etc... pour insérer une galerie ou une vidéo automatiquement. Google Wave se charge alors du reste en temps réel.
Un contact est connecté ? Il a voir en temps réel ce que vous écrivez, caractère par caractère. Il pourra même répondre où il le souhaite (avant, au milieu ou après votre contribution) et éditer ce que vous avez dit.
Un autre contact n'est pas connecté ? Ce destinataire pourra revoir ce que vous avez écrit (mais aussi les autres participants) et dans quel ordre vous l'avez écrit grâce à une barre de temps (timeline) similaire au visionnage d'une vidéo.

Le principal avantage est donc de ne plus avoir à choisir le "bon outil" de communication parmi une palette de solutions (email, IM, SMS, ...), c'est Google Wave qui sélectionne la meilleure façon de faire parvenir votre message à votre contact.

Alors, au delà de proposer une interface graphique franchement sympathique et de tenter de reconcilier les communications synchrones et asynchrones, Google Wave est-il l'avenir de l'email en entreprise ?
Le succès d'un usage passe toujours par une adoption massive. Qu'en sera-t-il des autres acteurs du marché (IBM, Microsoft, Oracle, etc...) ? Offriront-ils des solutions équivalentes à Google Wave (avec passerelle de communication/interopérabilité à la clé) ?



lundi 22 juin 2009

Green IT : une certaine forme d'hypocrisie ...

Les fabricants de serveurs et la plupart des intégrateus n'ont plus qu'un mot à bouche quand il s'agit d'infrastructure : green IT !
Dans ce terme marketing réside la promesse de réduire l'empreinte de l'informatique sur la planète et de préserver l'environnement en mettant en place des équipements qui consomment moins d'énergie.
En première lecture la démarche est tout à fait louable ... cependant lorsque l'on vous explique que réduire la consommation électrique de vos équipements va vous rendre "écolo", il faut surtout comprendre que cela va réduire vos coûts électriques (et permettre aux constructeurs de matériels de vous faire signer une nouvelle commande).

En effet, les démarches Green IT passent systématiquement par un renouvellement de votre matériel informatique. Dès lors, que devient votre ancien matériel ? Des dizaines (des centaines ?) de machines se trouvent donc mises au rebus, alors qu'elles contiennent nombre de substances toxiques (tels que des métaux lourds), et que les procédures permettant de valoriser ce type de déchets ne sont pas toujours mise en pratique.
Autrement dit, la démarche Green IT que proposent tous les fabricants est loin d'être bénéfique pour l'environnement !

Ceci étant dit, l'est-elle pour votre portefeuille ? Quelle réduction de votre facture électrique devrez-vous obtenir pour compenser l'investissement réalisant en changeant votre matériel et en procédant aux différentes migrations nécessaires pour passer votre ancien matériel au nouveau ? L'équation économique est loin d'être évidente pour la plupart des entreprises.

mardi 21 avril 2009

Interview dans le Nouvel Economiste : "L’entreprise décloisonnée"

Les nouvelles technologies bouleversent inéluctablement l’organisation managériale des grands groupes. A leur plus grand profit.

http://www.nouveleconomiste.fr/s1466/UNE-C2.html

Merci à Edouard Laugier.

vendredi 27 mars 2009

Valeur de la Recherche d'Entreprise en tant que service d'infrastructure

Tradionnellement, les capacités de recherche sont étroitement liées aux applications : pour trouver des informations sur un client, il faut utiliser la fonctionnalité de recherche du système CRM, pour trouver des informations sur une facture, il faut utiliser la fonctionnalité de recherche du système de facturation, etc ...
Les silos technologiques, générant des silos de données et d'informations distincts, rendent donc difficile, voire impossible, pour un collaborateur, la manipulation d'informations selon une approche fonctionnelle. D'autant plus que, selon Gartner, plus de 80% des informations d'une entreprise sont non-structurées (e-mails, fragments HTML, documents Microsoft Office, vidéo, ...).

La valeur d'une capacité de recherche réside donc dans son aptitude à fédérer des sources de données multiples et hétérogènes, et passe de ce fait par une vision orientée "service d'infrastructure de l'entreprise".


En première approche, la tentation est grande de voir ce service d'infrastructure comme un "Google" interne à l'entreprise. Les choses ne sont pourtant pas si simple : rechercher une information sur Internet ou dans des données d'entreprise répondent à des enjeux différents.
Sur Internet, les résultats d'une recherche sont - en simplifiant l'approche - les contenus les plus "populaires"; tandis que dans le cas d'une recherche d'entreprise le collaborateur attend l'information la plus pertinente par rapport au contexte de l'entreprise (les résultats attendus pour le mot clé "souris" sont très différents selon que l'on soit biologiste ou informaticien ...).
Loin de moi l'idée de dire que les moteurs de recherche sur Internet sont moins performants/pertinents que les solutions d'entreprise : les deux types de solutions ne sont pas comparables. Un moteur de recherche Internet a pour objectif de fournir un ensemble de résultats qui "en moyenne" va répondre aux attentes d'une majorité d'internautes; tandis qu'au sein d'une entreprise l'infrastructure de recherche doit fournir des résultats "ajustés" pour répondre à une problématique très précise (en l'occurence, le métier de l'entreprise).

mercredi 18 février 2009

Exemple de Quick Win avec un réseau social d'entreprise

J’explique souvent que dans une entreprise, l’utilisation la plus simple et la plus efficace des réseaux sociaux est de créer un "Qui fait quoi professionnel". Habituellement, il faut à un collaborateurs plusieurs années d’ancienneté avant d’avoir une idée précise des rôles, responsabilités et compétences de chacun au sein de son entreprise (d'autant plus si l'entreprise compte 10 000 collaborateurs et plus ...). Ce collaborateur devient une source d'informations précieuse pour ses plus jeunes confrères qui dans un projet, ont besoin de trouver une ressource/compétence particulière. Oubliez les who's who dans les intranets ou les annuaires internes, qui la plupart du temps ne sont pas à jour et ne fournissent aucune information sur le profil professionnel des collaborateurs ! Ces outils ont montré leurs limites ...

Alors, imaginez maintenant une entreprise qui offre une application où l’organigramme traditionnel est couplé à une application de mise en réseau professionnel, façon LinkedIn. C’est à dire un accès instantané à tous les profils et parcours professionnels des collaborateurs. Résultats : rapidité et efficacité des rapports professionnels internes, expertise requise facilement accessible, performance d’entreprise améliorée. C’est ce que font d’ailleurs des précurseurs comme IBM, Microsoft ou Accenture. La plateforme interne "Collaboration 2.0" d'Accenture connecte ainsi plus de 175 000 collaborateurs à travers le monde, enregistre environ 500 000 recherches/jour et a généré au jour d'ajourd'hui plus de 450 communautés.

Les communautés qui se créent sont une autre plus-value pour l’entreprise : elles sont mise en place spontanement par les collaborateurs et aident au renforcement du sentiment d’appartenance à l’entreprise et au développement de l’innovation.

mardi 17 février 2009