vendredi 5 décembre 2008
blueKiwi peut-il devenir plus qu'un acteur de niche franco-français ?
Au delà du buzz, il est important de s'interroger sur les apports et sur le positionnement de cette solution.
Le premier point remarquable est la volonté d'apporter des tableaux de bord plus riches et plus détaillés sur l'activité au sein du réseau social. Ce point est particulièrement appréciable car la mise en oeuvre d'un réseau social d'entreprise doit aller au-delà des bénéfices génériques offerts (meilleure identification des expertises, amélioration de la mise en relation des collaborateurs, capitalisation des connaissances informelles, ...) et illustrer, métrique à l'appui, les bénéfices qui ont un impact opérationnel.
D'autre part, les profils utilisateurs ont été enrichis dans le but de pouvoir couvrir les différentes dimensions des apports d'un collaborateur au sein d'une entreprise.
On peut également noter le soin apporté aux espaces thématiques, avec un look très proche de NetVibes, ayant pour but de stimuler la créativité et d'accompagner l'émergence des points de vue.
Par ailleurs, blueKiwi capitalise sur les points forts de la version précedente de sa solution, notamment la possibilité d'utiliser la solution en mode SaaS ou en mode Premise, ou encore la capacité à intégrer rapidement le branding de l'entreprise au sein de l'outil.
Du coté des points d'attention, le plus évident reste l'architecture technique de la solution qui n'offre pas encore de garanties suffisantes en terme d'intégration au sein d'un système d'information d'entreprise. Le positionnement de blueKiwi par rapport à Microsoft est également des plus ambigus. L'absence de partenariat fort avec un intégrateur de premier plan laisse augurer de difficultés non négligeables pour les entreprises, en terme de déploiement et de maintenance.
Mais le plus grand challenge actuellement pour blueKiwi est de dépasser son statut d'acteur de niche franco-français ; pour se faire, l'éditeur a ouvert un bureau commercial au Royaume Uni et tente de convaincre des entreprises de déployer sa solution à grande échelle (actuellement les références opérationnelles de blueKiwi couvrent des périmètres limités de collaborateurs, quand dans le même temps les autres acteurs du marché, tels que IBM ou Microsoft, peuvent mettre en avant des références opérationnelles de réseaux sociaux d'entreprise impliquant 50 000 collaborateurs et plus, avec une dimension inter-continentale).
mercredi 26 novembre 2008
Gartner voit Jive Software comme un visionnaire des réseaux sociaux
Selon Gartner, les raisons qui justifie ce positionnement sont les suivantes :
- complétude de l'offre fonctionnelle (profils, blogs, wikis, tagging, statistiques, workflows, ...)
- capacité à offrir deux modes de mise en oeuvre : on-premises et SaaS
- croissance significative de la société
- stratégie à forte valeur ajoutée pour les entreprises aboutissant à l'émergence de communautés réellement productives
Microsoft publie une version française de son livre blanc sur les réseaux sociaux d'entreprise
Ce livre blanc propose une vision intéressante de la façon dont un réseau social d'entreprise peut être mis en oeuvre avec les technologies SharePoint 2007.
Toutes les capacités offertes par MOSS sont évoquées et illustrées par des exemples de mises en oeuvre réelles à grande échelle (50 000 collaborateurs et plus) :
- site personnel
- profil
- wiki
- blog
- flux RSS
- forum
- podcasting
- recherche de personnes et de compétences
- ...
On peut cependant regretter l’absence de vision sur les réseaux sociaux dans un mode entreprise étendue (avec ouverture à certains partenaires, étudiants, alumnis, ...). De même, ce livre blanc étant centré sur MOSS 2007, il n'apporte aucun élément sur la stratégie moyen terme de Microsoft par rapport aux réseaux sociaux d'entreprise ; c'est pourtant l'un des axes forts du développement de "SharePoint 14" (actuellement planifié pour fin 2009). Il y a fort à parier que Microsoft va frapper fort dans ce domaine, et l'on pourrait s'attendre à une communication plus significative sur les orientations retenues.
jeudi 23 octobre 2008
Solutions de Social Computing : Microsoft
Forces
- L’offre de Microsoft propose un vaste panel de fonctionnalités, allant de la collaboration structurée, à la recherche d’expertise en passant par la gestion de contenu. L’intégration de ces capacités sur une seule et même plateforme simplifie le déploiement et permet une gestion et une administration consistante
- La pénétration sur le marché a été tout simplement exceptionnelle au cours des derniers mois
- L’alignement de l’offre avec les applications du poste de travail (Microsoft Office) simplifie l’appréhension des outils par les utilisateurs finaux
- L’offre Communications Unifiées s’inscrit comme une extension naturelle de l’offre Collaboration d’Entreprise, ce qui permet d’implémenter rapidement des scénarii d’une grande richesse fonctionnelle
- La capacité d’exécution de Microsoft et sa position sur le marché renforcent la confiance que les entreprises accordent à la solution
Points d'attention
- La stratégie d’intégration avec les outils produits Microsoft (Windows Server, SQL Server, …) peut freiner les entreprises qui n’ont pas inclus ses solutions dans leurs standards IT
- Certaines fonctionnalités accusent des manques flagrants : bookmarking, wiki (trop) basique, enterprise news feed. Il est prévu de combler ces lacunes dans la prochaine version de la solution (annoncée pour fin 2009, début 2010)
vendredi 5 septembre 2008
Solutions de Social Computing : IBM
Le Social Computing est en train de devenir l'un des éléments de différentiation parmi les plus forts entre les différentes offres de Collaboration d'Entreprise disponibles sur le marché.Aujourd'hui plus d'une trentaine d'acteurs, allant du mastodonte (IBM) à l'écureuil (SocialPlatform), sont positionnés sur cette niche et tentent d'attirer les early-adopters vers leurs solutions. Au delà du buzz qui entoure le Social Computing, le Web 2.0 et l'Enterprise 2.0, il est de plus en plus clair que la dimension sociale a une réelle valeur business, ne serait-ce que la capacité qu'offrent ces solutions à créer et entretenir des relations entre les individus. Par ailleurs, les solutions de Social Computing permettent de rendre plus visible, explicite, le "savoir collectif" au sein d'une entreprise. Devant l'explosion du nombre d'offres autour de cette problématique, je vous propose une analyse très synthétique des différents acteurs du marché, avec le parti pris de rester centrer sur les pratiques du marché français. Dans ce post,nous nous pencherons donc sur IBM :
Forces
- IBM Lotus Connections fournit une solution très complète qui inclut le social tagging, les blogs, la gestion des profils individuels et l'identification d'expertise
- Le module IBM Activities propose une approche innovante pour le travail collaboratif : la collaboration est centrée sur une activité (et non pas sur un document ou un contenu spécifique) qui peut être constitué par un ensemble d'éléments hétérogènes (emails, documents, vidéo, ...)
- L'interêt du marché pour cette solution est réel
- La solution Lotus Connections bénéficie du travail réalisé pour le "Collaborative User Experience Research group" d'IBM, offrant ainsi une expérience utilisateur très satisfaisante
- La structure d'IBM et sa présence sur le marché lui fournissent la capacité d'adresser les besoins des entreprises
Points d'attention
- On peut s'étonner de l'absence de certaines fonctionnalités classiques/basiques (notamment les wikis)
- A tort ou à raison, les produits IBM sont perçues comme techniquement complexes, notamment du fait de dépendances (réelles ou supposées) avec Domino, WebSphere ou DB2
- La stratégie de communication d'IBM est traditionnellement ciblée sur les DSI, or sur ce type de problématique le pouvoir d'influence des utilisateur finaux, des équipes RH et des équipes Communication est significatif
jeudi 28 août 2008
Solutions de Social Computing : blueKiwi
Aujourd'hui plus d'une trentaine d'acteurs, allant du mastodonte (IBM) à l'écureuil (SocialPlatform), sont positionnés sur cette niche et tentent d'attirer les early-adopters vers leurs solutions. Au delà du buzz qui entoure le Social Computing, leWeb 2.0 et l'Enterprise 2.0, il est de plus en plus clair que la dimension sociale a une réelle valeur business, ne serait-ce que la capacité qu'offrent ces solutions à créer et entretenir des relations entre les individus. Par ailleurs, les solutions de Social Computing permettent de rendre plus visible, explicite, le "savoir collectif" au sein d'une entreprise.
Devant l'explosion du nombre d'offres autour de cette problématique, je vous propose une analyse très synthétique des différents acteurs du marché, avec le parti pris de rester centrer sur les pratiques du marché français.
Dans ce post,nous nous pencherons donc sur blueKiwi :
Forces
- blueKiwi connait un fort succès, notamment sur le marché français, auprès d'entreprises basées pour l'essentiel en Europe.
- les mises en oeuvre, essentiellement axées sur les blogs et les communautés, sont toutes des success stories
- blueKiwi bénéficie de partenariats avec quelques grands intégrateurs du marché français (Atos, Logica)
- les fonctionnalités offertes couvrent les wikis, le bookmarking et les réseaux sociaux
- l'entreprise bénéficie d'un "avantage culturel" dans les pays francophones
Points d'attention
- blueWiki est une structure de petite dimension, comptant environ 20 salariés
- l'historique de la société est réduit (blueWiki a été fondé en 2006)
- pas de recul sur la capacité de la société a gérer une roadmap produit sur plusieurs années
- aucune activité en dehors de l'Europe
- l'architecture de la solution ne supporte ni SOAP, ni REST
- la solution est focalisée sur la collaboration autour d'informations non structurées
